Saint-Cloud, ville de villégiature et de fête

Saint-Cloud, ville de villégiature

" tabindex="0"> chalet dans lequel a vécu Charles Gounod
"Chalet qu'habitait Gounod et dans lequel il mourut.", carte postale, vers 1900 © Ville de Saint-Cloud-Musée des Avelines

 

Après le désastre de la guerre de 1870, la ville de Saint-Cloud se reconstruit peu à peu et connait un nouvel essor au XIXe siècle avec le développement de la gare et l'arrivée de parisiens.

Encore peu urbanisée, la ville de Saint-Cloud offre en effet un cadre des plus agréables entre campagne et ville, facilement accessible depuis Paris. Saint-Cloud devient un lieu de villégiature recherché.

Les pensées hygiénistes de la fin du XIXe et début du XXe accélèrent le processus, et bientôt, les hauteurs de la ville se couvrent de vastes villas entourées de jardins, les quartiers de développent tandis que de nouveaux lotissements apparaissent comme le quartier des Coteaux.

Saint-Cloud s'urbanise aux dépends des terres agricoles. Cependant, la ville, située à deux pas de la capitale, est préservée de l'industrialisation massive de la banlieue ouest.

Saint-Cloud est alors choisi comme lieu de résidence de nombreuses personnalités comme le musicien Charles Gounod  dont le « chalet » au 3 rue Charles Gounod a disparu, la princesse Marie Bonaparte, la famille Dantan, artistes de père en fils ou encore au milieu du XXème siècle, le graveur sur bois Jean Chièze.

Saint-Cloud et la fête

" tabindex="0"> Fête à Saint-Cloud
"Saint-Cloud-la fête", carte postale, vers 1907 © Ville de Saint-Cloud-Musée des Avelines

 

Au début du XXème siècle, Saint-Cloud est reconnu pour son « air frais » et les parisiens font en nombre le voyage le dimanche pour profiter des allées ombragées de son parc, de ses guinguettes et de ses restaurants.

Le développement de la gare facilite ces déplacements et la ville se met à prospérer économiquement.

 

Les cartes postales de l'époque témoignent du succès de la fête foraine de septembre dans le parc mais aussi de scènes familiales comme le pique-nique dominical ou les bals en soirée.

Saint-Cloud concentre dans la partie basse de la ville, à la sortie du pont et à l'entrée du parc, une grande quantité de restaurants, une activité de loisir très dynamique jusque dans les années trente ;  le développement de l'automobile et l'accroissement du temps libre modifieront par la suite les comportements : les parisiens accèdent à des loisirs et des villégiatures plus éloignés de la capitale et Saint-Cloud perd cette dominante de villégiature.

Elle possède cependant encore un patrimoine précieux de villas, témoignage de la belle époque et qu'il convient de préserver