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L'histoire du bâtiment

Le musée des Avelines est situé dans une ancienne villa des années 30 construite par Alfred Daniel Brunet, pharmacien de profession et grand collectionneur. Il avait fait l'acquisition d'un terrain à Saint-Cloud pour y élever une demeure, appelée à être l'écrin de ses collections, essentiellement de mobilier Empire ; Il fit en particulier l'acquisition de la collection Empire du château de Grand Vaux.

L'architecte Mourot conçoit à sa demande une villa constituée de deux ailes reliées par un Atrium monumental, inspiré de celui de la villa Kerylos à Beaulieu-sur-Mer. La maison marque par ses proportions importantes qui évoquent « une petite maison blanche ». L'élément architectural le plus frappant, l'Atrium, avec sa rotonde à 15 mètres du sol, a été réhabilité dans un souci constant de retrouver les décors d'origine : double escalier de marbre rose aux rampes de fer forgé, colonnes en faux marbre noir veiné de blanc, parterre de mosaïque, bassin central, réplique en résine de la statue en bronze du « Faune dansant »  conservée au musée archéologique de Naples. Les neuf peintures sur carton de l'artiste Caro-Delvaille, qui ornaient la balustrade de la rotonde, n'ont pu toutes être localisées mais deux d'entre elles ont été acquises en 2017 par le musée.                                   

De part et d'autre de l'Atrium se déployaient les salles de réceptions : grand salon et salle à manger, qui conservaient le mobilier Empire, ornées de tentures de soie et de tapis orientaux posés sur des parquets marquetés. Quant aux plafonds, ils étaient peints et les murs décorés de frises dorées à l'or fin où l'abeille était reine, digne souvenir napoléonien. Au premier étage, se trouvaient les chambres et appartements des invités et, à l'étage supérieur, les chambres des domestiques. Aujourd'hui, beaucoup de ces décors ont disparu, et seule la rotonde et la salle dite « Voizard » conservent des souvenirs du faste de l'ancienne demeure où de nombreuses réceptions y étaient données et qui accueillaient le Tout Paris. On y vantait la beauté des lieux, la qualité des danseuses (à moitié nues) et le raffinement des buffets composés par les plus fins traiteurs.

Les jardins étaient également prisés et possédaient bien des surprises : ruisseaux, ponts de pierre, temple, kiosque de lecture et temple d'amour, orangerie, roseraie, volières, arbres centenaires et flamands roses animaient le parc à l'anglaise.

Alfred Daniel Brunet profite cependant peu de sa villa et du jardin qui l'entoure car il meurt d'un accident de voiture en 1943. Sa femme, Suzanne Brunet, reste dans la maison jusqu'en 1978. Sans descendance, elle décide de vendre la maison, trop lourde d'entretien, et s'installe dans un appartement à Boulogne-Billancourt, au-dessus des laboratoires.

La maison est préemptée par la ville de Saint-Cloud en tant que réserve foncière, louée pour des films, servant ainsi notamment de décor pour le film Tout feu tout flamme avec Yves Montand et Isabelle Adjani. Elle est laissée à l'abandon jusqu'à ce qu'elle soit aménagée pour recevoir un musée d'histoire locale qui ouvre ses portes en 1988.

20 ans après, le musée bénéficie de deux tranches importantes de travaux :

  • En 2008, le parcours des collections est totalement revu, selon une muséographie moderne et colorée.
  • En 2009, la rotonde est réhabilitée dans l'esprit de l'ancienne demeure Brunet. Elle retrouve son charme d'antan et accueille désormais le salon de thé et restaurant "La rotonde des Avelines" dans un cadre historique unique.